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La Romance du Vin à la télé

Csurlatele

 

Je bois à vous surtout, hommes aux fronts moroses qui dédaignez ma vie et repoussez ma main !


Émile Nelligan
(La romance du vin -1899)

 

 

Notre vignoble

En mai 1999, Rosy et Alain Bellemare transplantent 6,000 pieds de vignes qu'ils trimballaient depuis des années d'un site à l'autre avant de s'établir définitivement dans le Bas de la Rivière à Rigaud; Seyval blanc, Maréchal Foch, De Chaugnac…


Après un hiver extrêmement rigoureux, la majorité des plants sont morts ou sont sous respirateur artificiel. Les ceps n'étant pas buttés et se trouvant pour ainsi dire sans protection face aux morsures hivernales, combiné aux nombreuses transplantations des années précédentes et à la mauvaise préparation du terrain ont rendu les vignes affaiblies et vulnérables.


Qu'à cela ne tienne, nous plantons l'année suivante 3,000 Baco Noir suivi de 2,000 Geisenheim en 2001.

En 2002, nous achetons 1,000 Ste-Croix, 1,000 Delisle et 1,000 Prairie Star, des cépages dits résistants à nos hivers.


Premières vendanges en 2003, mais les oiseaux nous bouffent la moitié des raisins. Nous en avons tout de même pour faire quelques dizaines de litres de chaques cépages; Le Baco Noir est très acide pour un rouge, avec une finale foxée; le Geisenheim n'est pas mal…Les Prairie Star, qui devaient résister à l'hiver, sont presque tous morts; ils n'ont pas résisté à l'été, avec le peu de racine qu'ils avaient lors de leur mise en terre et le manque d'eau à cause du plastic.

Vino di Peppe d'Hélène Léveillée artiste peintre


Au printemps de la même année nous plantons 2,000 Riesling, 1,000 Chardonnay, 1,000 Pinot Noir, 1,000 Cabernet Franc et 500 Sauvignon Blancs; des vitis vinifera qui demanderont un buttage, comme protection hivernale, et des soins comme 'pour les nourrissons', nous prévient le conseiller aux ventes de Mori Vines, en Ontario. Les cépages qui résistent bien, sans protection pour l'hiver, ne donnent pas de très bons résultats ici. On arrache donc un autre millier de vignes 'résistantes à l'hiver', pour les remplacer par des cépages nobles, qui résistent bien à l'été parce qu'ils ont un système radiculaire développé, -
mais pas à l'hiver! -, et continuons ainsi à remplacer les vignes hybrides, année après année, dans le but d'améliorer la qualité de nos raisins. En effet, pour faire du bon vin, ça prend de bons raisins!

L'année 2004 est difficile pour nous, car la CPTAQ ne nous donne pas l'autorisation d'habiter sur notre terre agricole; 'allez vivre au village ', nous dit la commissaire !

2005 nous plantons 1,500 Chardonnay de plus. Nous demandons l'aide de la député de notre comté. Nous lui expliquons notre situation et lui demandons si elle peut nous venir en aide. ' Oui ! Oui! M. Bellemare. Contactez-moi à mon bureau dans troix mois après la fin de cession parlementaire et je verrai ce que je peux faire pour vous aider ' ...', fut sa réponse. Ma femme Rosy est toute heureuse de la nouvelle et me dit, ' Tu vois, j'avais raison de t'envoyer la voir... ça sert à quelque chose une député!'...

Nous faisons une autre demande en 2005 auprès de la CPTAQ. Je contacte la député; son attaché de presse me raconte que la député ne peut pas intervenir en notre faveur, que ce serait de l'ingérence politique, que les commissaires sont des juges indépendants, et tout le reste...

Je demande l'aide de mon délégué de l'UPA de la région. Après tout, il doit servir à quelque chose, que je me suis dit, et je lui demande une lettre d'appui. Il me dit qu'il va m'aider. Mais deux semaines plus tard, il me réfère au siège social qui me répond, après avoir examiné mon dossier, qu'ils ne recommandent aucun agriculteur s'il ne déclare pas au moins $10,000 de revenus agricoles et plus. Comme nous sommes en départ d'entreprise, qu'il nous faut du temps avant que les vignes ne produisent suffisamment, nous n'aurons que cinq ou six mille dollars de revenus d'exploitation agricole (les ovins), à la fin de l'année. Ils me font savoir, poliment, qu'il n'appuieront pas notre demande...Je me surprends soudain à m'interroger sur le pourquoi je cotise plus de $300 annuellement à l'Union de Producteurs Agricole... Mais ce n'est pas grave, 'Si toi tu l'sais pas... Eux autres, y savent...'

Pendant ce temps, à Vaudreuil, on fait pousser des milliers de maisons sur des terres autrefois agricoles ! Ils utilisent sûrement un engrais à base de crottes de bique, ces agriculteurs-là!

Heureusement au printemps , un analyste vient constater la progression de notre projet viticole, combiné à notre petit élevage ovin, et fait une recommandation favorable aux commissaires... Une demande qui sera finalement acceptée en été!

'Tu vois bien que ça sert à quelque chose, une député!', a dit ma femme en riant. Comme nous avons beaucoup de mauvaises herbes à bécher et à arracher, j'ai bien le goût de l'inviter à venir faire un tour pour nous aider...

Printemps 2005, nous commençons la construction de la maison et nous plantons 1,000 Riesling, 1,000 Cabernet Franc et 500 Pinot Blanc…Nous faisons notre demande de permis artisanal... Le chais est prêt à l'automne 2007... Ouf! C'est pas facile la vie d'agriculteur/ cultivateur/ producteur ovin/ vigneron/ vinificateur... Mais nous n'obtenons notre permis qu'au printemps 2008, et offrons depuis nos vins au public de la grande région métropolitaine...

2008 Nous arrachons 1,000 Baco Noir et 500 Geisenheim et nous plantons 1,500 Cabernet Sauvignon.

2009 Nous arrachons un autre millier de Baco Noir et nous plantons 1,000 Pinot Noir.

2010 Nous allumons des lampions cet été, car la RAJQ tente de nous empêcher de vendre nos produits lors d'événement spéciaux, de fêtes ou de salons, et peut-être même dans les marchés publics du Québec. En effet, le gouvernement Charest ne voit pas d'un bon oeil la vente de nos produits hors du monopole d'État : il ne faudrait surtout pas nuire à la SAQ. Et comme il nous est difficile d'offrir nos produits dans les succursales de la Société des Alcool du Québec, à cause de leurs nombreuses exigeances, à cause du volume exigé, et parce que ça n'est pas du tout payant pour les producteurs artisanaux de vendre leurs vins à travers le réseau de distribution étatique - il ne nous reste plus grand chose dans nos poches après la vente d'une bouteille dans leurs succursales -... nous ne compterons bientôt que sur les ventes au vignoble. Et comme les gens se déplacent difficilement pour faire un détour pour venir nous voir, malgré notre proximité de la grand'ville, il est beaucoup plus simple pour le client d'aller dans une succursale de la SAQ... Où nous sommes introuvable... Parce qu'on ne nous fait pas de place... Parce que ce n'est pas payant du tout pour le producteur de s'y retrouver dans un coin perdu d'une tablette du bas... Parce qu'on n'est pas des mexicains, nous, mais qu'on travaille aussi fort qu'eux... mais gratos!... L'avenir viticole québécois nous semble de plus en plus morose... Verse, verse le vin ! verse encore et toujours, que je puisse oublier la tristesse des jours, écrivait Émile. Faire du vin, au Québec, ça demeure avant tout une passion!

59,35 ARPENTS est un roman qui raconte le cheminement d'un homme et la longue route du retour à la terre... une histoire d’arpents. Un gamin se réveille un matin avec sa famille brisée. Il s’agit d’une histoire banale des années 60-70 : une mère qui pète les plombs pour des raisons obscures, un père n’arrive pas à prendre sa place et l’enfance vole en éclats. Puis c’est l’adolescence dans Côte-des-Neiges, un des premiers grands quartiers multiethniques de Montréal, la rencontre souvent violente avec l’autre, parfois amoureuse aussi. Pas de rectitude morale ici, qui est en somme la manière la plus sournoise de nier l’étranger, car apparemment correcte. Mais il suffit du hasard des rues et d’un peu de chance pour qu’une Rosy vienne réparer bien des dégâts. L’envie de tout construire prend alors le dessus, de bosser, d’étudier, de fouiller dans le fond commun et y découvrir des vieux rêves à partager.  En vers et contre tous, contre l’Histoire avec sa grande H, contre les fonctionnaires et les chicanes de clôture. C’est une histoire banale en fait, qui va de la quête des origines aux problèmes avec la fosse septique. Une histoire de courage au quotidien, de vertes espérances et qui donne des fruits.

59,35 Arpents, La romance d'un vin... par Alain Bellemare.

 

 

Où trouver nos produits:

À notre chai toute l'année.

La Maison des Vins au Marché des Saveurs,

Marché Jean-Talon, à Montréal.

 

 

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